
Tsultrim Gyatso Lama
Le Tibet perd son indépendance en 1950 et devient chinois. Des milliers de Tibétains suivent en exil leur chef spirituel, le Dalaï Lama, afin de préserver leur culture et leur religion, le bouddhisme. Certains s’installent au Népal et y réactivent la tradition du tapis, grâce à l’aide internationale. Le savoir-faire et le sérieux qui caractérisent les Tibétains, font que les tapis sont devenus l’une des principales exportations du Népal.
Sur les hauts plateaux tibétains, à une altitude moyenne de 4.000 mètres, vit une race de petites chèvres qui, pour se protéger du froid, porte une épaisse toison de longs poils de laine très robuste.
La laine est cardée et filée à la main.
L’art du teinturier : mélanger les pigments pour obtenir la couleur et l’intensité désirées.
A Kathmandu, les manufactures sont situées en pleine ville. Chaque surface utile est exploitée. Après séchage, les écheveaux sont assemblés en pelotes. Les pelotes sont stockées avant d’être fournies dès qu’un métier se libère, au chef de l’atelier chargé de confectionner le tapis.
Les métiers sont regroupés en petits ateliers. Les ouvriers ou ouvrières sont assis, tous les 70 cm, devant le tapis à nouer. Ils n’ont pas à se déplacer, c’est le tapis qui, enroulé sur l’ensouple du bas, défile au fur et à mesure de l’avancement du nouage.
La technique du nœud tibétain est particulière : La laine est enroulée à la fois sur les fils de chaîne et sur une tige métallique qui détermine l’épaisseur du tapis. Les nœuds sont ensuite coupés pour former le velours.
Le lavage est une opération de grande importance. Trempé longuement dans l’eau savonneuse, l’odeur de suint disparaît, la laine prend un aspect doux et brillant, le tapis gagne en souplesse.
Plus nombreux sont les brossages, plus doux est le toucher, plus profonds sont les tons.
Un lavage prolongé donne de la patine.
Après lavage, les tapis sont mis à sécher au soleil. La caresse du vent, l’air légèrement humide et les doux rayons du soleil sont la clé de l’aspect incomparable des tapis du Népal.
Si les fils de chaîne ou de trame perdent leur tension d’origine, le tapis risque d’être déformé. Il est alors mis d’équerre lors du séchage.
En cas de pluie, tout s’arrête…
Après le lavage, le velours est un peu flou. Il faut le vider de sa bourre et le raser. Ce n’est qu’à ce moment qu’apparaît enfin toute la beauté du tapis.
Les fils de couleurs différentes sont entremêlés. Un léger ciselage rendra les contours plus nets.
Au besoin, une étoffe de coton camoufle les franges.
Silkywol cut and loops (réf 40) col 4.0.1
La beauté d’un tapis Népalais en laine et soie …





























Bonjour,
comment peut on acheter ces tapis, avec vous des listes de prix et delais?
Merci